SIDUS : déduplication extrême d’OS

Intervenant(s) : Emmanuel Quemener

  • Langue : Français
  • Niveau : Expert
  • Type d'événement : Conférence
  • Date : Mercredi 8 juillet 2015
  • Horaire : 15h00
  • Durée : 40 minutes
  • Lieu : 206

Vidéo : https://rmll.ubicast.tv/permalink/v1253b419f03evhhgojm

Offrir à un utilisateur un environnement complet en quelques secondes via COMOD (Compute On My Own Device), simplifier la gestion de centaines de noeuds de calcul, de postes mutualisés ou de stations de travail, limiter l’empreinte du stockage de l’OS sur ses machines, analyser des machines compromises sans démonter quoique ce soit, tester de nouveaux équipements sans installer de système : tel est l’objectif de SIDUS (pour Single Instance Distributing Universal System).

Initié au Centre Blaise Pascal dès février 2010 et toujours actif sur une centaine de machines, SIDUS est maintenant le socle de près de 480 noeuds au centre de calcul de l’ENS-Lyon (PSMN) et d’une vingtaine de noeuds dans deux laboratoires de biologie.

SIDUS n’est ni LTSP, ni FAI ou Kickstart, ni un LiveCD en réseau : c’est une solution basée sur le partage d’une instance unique d’un système d’exploitation par NFS, pour de nombreuses machines. SIDUS a ainsi comme principales propriétés l’unicité de son socle sur le serveur et l’usage des ressources locales sur le client.

Hautement scalable, SIDUS est une solution rapide à déployer, légère et n’utilisant que des composants standards, pour ceux qui veulent voir GNU/Linux envahir tous les postes de travail !

Emmanuel Quemener
Chercheur de formation, enseignant de première expérience, Emmanuel Quémener a choisi dès fin 1999 de se placer au service de ces coeurs de métiers dans la fonction d’ingénieur. Très investi dès 1996 dans l’usage des logiciels libres dans l’enseignement supérieur, il en a généralisé l’usage dès 2001 dans toute l’infrastructure informatique de l’ENS-Cachan, des réseaux aux services critiques notamment. Revenant au calcul scientifique mi 2005 (dans le méso-centre de l’ENS-Cachan), il travaille successivement à l’observatoire de Lyon (projet spatial JWST) puis au laboratoire d’informatique de l’ENS-Lyon (projet ANR LEGO). Rejoignant la tête du service informatique de l’ENS-Lyon fin 2007, il choisit de revenir au service de la recherche fin 2009 à l’aube de la fusion des ENS lyonnaises. Actuellement ingénieur au Centre Blaise Pascal (maison de la simulation de la place lyonnaise), ses principaux projets sont axés sur l’intégration logicielle, le stockage, le calcul scientifique sur GPU, l’usage de Python comme langage scientifique. Son activité opérationnelle se complète par la création et l’administration de plateaux techniques dédiés aux chercheurs et aux enseignants de la place lyonnaise (développement d’environnements logiciels spécifiques, forge logicielle, ingénierie de projets, études de faisabilité, développements de démonstrateurs et prototypes, ...).

Support (PDF - 2.1 Mo)